Notes de lecture

De Querelle en Querelle

Querelle de Roberval s’ouvre sur la chambre où le beau Querelle reçoit les garçons de la ville qui ne rêvent que de s’offrir à lui. Ce début provocant, écrit sur un ton lyrique et pornographique, est conséquent avec le souhait de Kevin Lambert que l’hétérosexualité cesse d’être la norme dans la société. Mais même en mode trash – le roman est riche en liquides corporels, sueur, sang et sperme – la sexualité crue n’est plus sulfureuse comme au temps de Genet ou de Burroughs, ou du Guyotat de Tombeau pour cinq cent mille soldats. Elle a pris une patine, Sade est partout. C’est une des raisons pour lesquelles un tel livre passe aujourd’hui comme une lettre à la poste.

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Si Tombeau fut assez bien reçu mais Éden, Éden, Éden du même Guyotat censuré, c’est que dans le premier la fureur sexuelle avait des coordonnées : elle se déployait sur fond de guerre. Lambert a assis son roman sur la réalité – plus modeste mais bien concrète – d’un conflit syndical qui se transformera en affrontement sans merci entre des groupes sociaux qui ne peuvent plus se blairer. Minoritaires et isolés, ignorés par les politiciens qui n’ont rien à faire d’une poignée de travailleurs sur une ligne de piquetage, par la population qui vaque à son train-train, attaqués par des briseurs de grève et des voyous en mission commandée, espionnés par une taupe, méfiants les uns des autres, les grévistes s’enferment peu à peu dans un huis clos. La marmite est destinée à exploser, d’autant plus que le conflit est en train de détruire leur vie. Ça se passera la nuit, sur un terrain de baseball, à l’abri des regards, pendant que la multinationale règne, lointaine et immuable. Le constat politique est désespéré. On n’est plus simplement dans un monde de marins ou de soldats ; Lambert décrit une situation universelle de luttes contre le néolibéralisme, auxquelles il fait d’ailleurs participer les femmes de plain-pied, et surtout Querelle dont la sexualité est déjà un coup de poing à l’ordre dominant.

Lambert Roberval amazon

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C’est malgré tout un livre sage. Pour empêcher toute la violence de s’emballer, Lambert l’a coulée dans le moule d’une tragédie grecque, avec chœur et parties à l’avenant (Parodos, Kommos, etc.), puis découpé chaque partie sous des titres empruntés à la sociologie (Moyens de pression, Économie locale, etc.). Cette charpente sortie tout droit de l’Antiquité a quelque chose d’un peu académique, d’énorme, elle contraste de façon extravagante avec les soirées de karaoké au bar sportif Mise au Jeu. Et pourtant elle n’exerce aucune lourdeur sur le récit, au contraire elle encadre l’action, l’adoucit, tout en permettant à Lambert de pousser la fureur à son paroxysme sans lâcher les rênes et de plonger tout son monde dans les pires supplices : empoisonnement, suicide, jeu de massacre, infanticide, empalement, nécrophilie et jusqu’au cannibalisme quand l’histoire se transforme en farce macabre. Violence proportionnelle à la force des puissants qui règnent, et dont l’effet est encore augmenté par le sort que subissent les grévistes, les seuls personnages que l’auteur nous a fait aimer.

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Le lecteur, assis dans les gradins, bien protégé, écoute pourtant ce récit comme s’il lui était murmuré à l’oreille. Lambert est resté proche de l’oralité d’un bout à l’autre et raconte son histoire d’une voix soyeuse. Nulle part il n’a détaché les dialogues du texte. Les niveaux de langue ne sont pas séparés abruptement comme chez Genet, où le plus souvent les dialogues sont en argot et la narration châtiée (« “C’est quand même cézigue qui m’a collé les plus jolis blazes de ma vie”, pensa-t-il. … Ses muscles ne savaient pas de quel côté fléchir pour obtenir une courbe. »). Ou comme chez Tremblay qui, en dehors des dialogues en joual, s’en tenait à un français correct. Il a adopté une manière semblable à celle de Jacques Renaud qui dans Le Cassé mêlait les niveaux de langue à l’intérieur de la même phrase (« Les klaxons criaient, striaient la nuit pis l’silence comme d’un coup de pinceau trempé dans la peinture blanche »). Lambert, lui, varie le niveau selon le propos, parfois d’une phrase à l’autre. Il peut écrire un passage sous la dictée de ses personnages (« Tu peux pas regarder les nouvelles du sport, t’es là pour discuter, prendre ta broue bien tranquillement après ton shift mais ça l’attire le regard, que veux-tu »), puis coucher le suivant dans une langue forte et raffinée :

Bientôt tombe la nuit, les ouvrières de Roberval rentrent à la maison. … Malgré les journées qui s’allongent, la fatigue qui arrive avec le ciel noir, les travailleuses s’affairent à maintenir bien solidement ficelé le tissu de l’ouvrage robervalois. Et pourtant. Pourtant, c’est une bête beaucoup plus ignoble qu’elles nourrissent, un ordre beaucoup plus primitif. C’est que tout l’espace invisible entre leurs corps habitués, réglés à la tâche, tout l’air qu’elles rejettent en des soupirs blasés, toutes les pensées noires qu’elles acheminent tant bien que mal jusqu’à la fin de leur shift, tout cela ne leur appartient pas. Leurs gestes précis et ennuyés, l’énergie excessive dépensée à des corvées inutiles, souvent un peu botchées, ne sont pas, selon une loi plus ancienne que la thermodynamique, pure perte, mais gain véritable pour ces quelques patronnes qui, du haut d’une montagne, observent Roberval en caressant leurs colliers de perles.

Dans les années 60, le joual, langue de colère, servait à contester la norme et faire parler les démunis. Cinquante ans plus tard, Lambert se sert du vernaculaire d’aujourd’hui pour circuler à sa guise dans tous les recoins de la langue. Parfois il le retranscrit, l’oreille fine : « des énervés, il va toujours n’avoir », pense un vieux syndiqué. Ou il joue avec de façon désinvolte : « Elle a opté pour un lacet où les seins », point. Il ne se prive d’aucun moyen pour aligner des scènes banales comme l’atmosphère qui règne dans un bar, choquantes comme les frasques horribles d’un trio d’adolescents d’une marginalité à faire frémir, abjectes comme un meurtre digne de Médée.

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Ce libre va-et-vient entre le soigné et le relâché est à l’image de tout le roman, qui a quelque chose de brut et de travaillé à la fois, qui va à l’extrême tout en restant très civilisé. L’élan pris sur Querelle de Brest de Genet annonçait déjà une entreprise littéraire. Elle n’empêche jamais Lambert de mettre de l’ampleur dans sa description des luttes sociales. Les affrontements sont documentés, il remonte jusqu’au Front commun des années 70, à Madeleine Parent, à Léa Roback, dépeint les puissants à l’œuvre :

« Les calculateurs de la possibilité forestière, ingénieurs, aménagistes, ministres et donneurs de contrats se réunissent autour d’une table élégante sur laquelle ils font valser un dé en or, une relique utilisée depuis l’époque de François Paradis, pipée depuis les mêmes grands froids, qu’ils lancent pour déterminer à combien de millions de mètres cubes sera fixé cette année le volume de résineux buchés ; ils le relancent discrètement si par malheur le hasard se fait trop pingre. »

Mais l’évocation de Maria Chapdelaine rappelle que l’intérêt du livre repose en grande partie sur la palette de procédés mis en œuvre par Lambert. Il passe du récit à la farce, à la parodie (un avatar xénophobe de Michel Chartrand, le célèbre leader syndical, prononce un discours copié sur le Manifeste du FLQ), à la poésie (le rêve de Jézabel), à l’essai (l’industrie du bois), à l’histoire (la présence des autochtones dans la région). Querelle de Roberval est un bon exemple de tout ce qu’on peut faire avec le roman. Il va jusqu’à se transformer en fantaisie, par fatalité, quand Lambert en personne surgit comme d’une boîte à surprises pour nous annoncer qu’il est du bord des patrons et que la région doit tout à l’entrepreneuriat (on ne le croit pas une seconde, ç’a plus l’air d’une chicane entre l’auteur et son narrateur). C’est comme si par étapes il remettait en avant la dimension littéraire du roman face à l’impuissance politique des protagonistes.

Lambert Genet Brest 2

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Querelle de Roberval a une portée beaucoup plus grande que son premier roman, Tu aimeras ce que tu as tué . Mais les deux œuvres se ressemblent, malgré le côté juvénile du premier. Là aussi on atteignait les extrêmes, les désirs sexuels entre adolescents étaient intenses, et le récit animé par la rage de détruire se terminait dans une scène d’apocalypse. Il y avait déjà l’oralité de la phrase, l’histoire du Québec, la mort, le suicide, le sadisme. L’auteur y tuait des personnages avec nonchalance, des écoliers surtout, comme cette fillette cachée dans un banc de neige pour jouer et qui se fait déchiqueter par les lames d’une souffleuse. Qu’importe, elle retournait en classe quelques jours plus tard, dégageant une certaine spectralité qui inspirait le respect à ses petits camarades, parce qu’ils savaient ce qui lui était arrivé. Dans Querelle de Roberval, Lambert ne ressuscite plus charitablement les morts. Mais Tu aimeras montre que son pessimisme dépasse la sphère politique : les amants de Querelle perdront leur héros monté au front syndical, mais le narrateur du premier roman, étudiant du secondaire, perdait lui aussi tragiquement son amant, celui-là irressuscitable.

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Personnages. Il y a Jézabel et sa sœur Judith, dans la Bible la malfaisante et la rusée, celle qui coupe la tête d’Holopherne dans le beau tableau du Caravage. Leurs prénoms bibliques ne sont pas sans rappeler ceux qui peuplaient le roman de Christian Guay-Poliquin, Le poids de la neige. Chez lui aussi tout le monde était confiné dans un huis clos, causé par la nature. L’expérience était éprouvante, mais on devinait le bout du tunnel à quelques mois de distance : la neige allait fondre, l’ange exterminateur s’en aller. Chez Lambert, le tunnel ne voit jamais son bout. « On ne sauve personne », dit le narrateur, et tout ce qu’il peut faire à la fin est de mettre en scène une ronde d’anges consolateurs. Genet puisait dans le même univers, dépeignant son Querelle en « ange de l’Apocalypse », « ange de la solitude », « un être de plus en plus inhumain, cristallin, autour de qui se développent les bandes d’une musique basée sur le contraire de l’harmonie ». Le Querelle du Lac‑Saint‑Jean est à sa façon un ange : il a la stature d’une légende, d’un fantasme, d’un théorème à la Pasolini qui arrive et trouble tout le monde, même des hommes pourtant choqués par l’homosexualité.

Les anges ne sont pas tous des êtres aimables et dévoués comme ceux que Wim Wenders fait descendre sur Berlin dans Les Ailes du désir. Un écrivain aussi terre à terre que Karl Ove Knausgaard les a mis à contribution dans un roman qui s’intitule A Time for Everything (non lu), mais sous la forme de créatures sauvages, avilies, terriblement solitaires, peu amènes dans leurs rapports avec les humains, pour évoquer un monde où il n’y a plus d’harmonie.

Les anges de Lambert sont entre les deux, tendres, remplis de bonté mais crasseux. Pour les désigner, il emploie le pronom non genré illes. C’est la première fois que je vois passer ce maringouin sans tiquer, parce que la plupart du temps illes ressemble à une coquetterie administrative votée par un politburo très sérieux de sa personne. Le lyrisme du passage y est pour beaucoup (avec l’allusion à Rimbaud), et d’autant plus prenant que les chérubins exécutent leur danse autour d’un dur et d’une dure à cuire :

Son pied s’appuie par accident sur le manche d’un bâton, elle se tord la cheville et tombe à la renverse dans le cresson bleu. La rosée chatouille sa nuque. Couchée sur le gazon, elle s’assoupit un instant, relâche ses muscles, les tendons de ses mâchoires pour la première fois depuis hier. De petites mains tripotent son corps doucement, des doigts courent contre ses jambes et ses bras. Jézabel prend peur, elle ouvre les yeux et découvre une meute de jeunes enfants curieux qui la massent doucement, des petits putti, des chérubins sortis des profondeurs d’un lac Saint-Jean qui auraient servi de paysage à quelque déesse sur la toile d’un paysage pompier. Ce sont de jeunes garçons ou de jeunes filles, elle a du mal à distinguer leur sexe, illes portent toustes de semblables jaquettes pâles, un peu sales, aux coutures déchirées. Illes n’ont pas l’air méchants, mais leurs ongles sont noirs et leur visage, poussiéreux.

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Il va sans dire qu’en suivant la trace de Pasolini, Kevin Lambert est à mille lieux de vouloir faire une place à l’homonormativité à côté de l’hétéronormativité. Ce n’est pas du tout ce qu’il cherche, contrairement par exemple à Philippe Besson qui, dans Dîner à Montréal, installe face à face à la table d’un restaurant un couple hétéro et un couple gai, sans qu’aucun des quatre à aucun moment n’ait l’air hors-norme. Ils vivent tous les mêmes tourments amoureux. Mais Lambert ne court pas après le conformisme. Son idée était d’explorer le potentiel subversif de personnages lancés à l’assaut du système économique qui va finalement les écraser. Dans un article récent sur Sade et le néolibéralisme, Éric Marty a souligné la « fonction totémique » que remplit aujourd’hui le néolibéralisme, devenu une sorte de signifiant qui exerce « une fascination et une rage à bien des égards impuissante ». Mais on a compris que Querelle de Roberval n’est pas un roman à thèse.

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Querelle à Paris. L’éditeur Le Nouvel Attila n’a pas cherché simplement à accommoder le texte pour les lecteurs français comme on l’a prétendu, mais aussi à l’endimancher. Sur la quinzaine de pages que j’ai comparées, les retouches sont fréquentes, et elles pullulent dans les passages où domine le parler populaire. On remplace revirer par renvoyer, shift par quart, Sour Puss par Malibu, avant-midi par matin, petits slutboys d’amour par petits soumis d’amour. Mettons. Mais on remplace aussi les spaghettis par le spaghetti, café caution hot par café caution hot attention c’est chaud, se faire griller la face au soleil par se faire chauffer au soleil, ils ont 16/17/19/21 ans par ils ont 16, 17, 19, 21 ans et, pure bêtise, on a corrigé une faute voulue par Lambert sur une pancarte des grévistes. On enlève marier, char, fin de semaine, mais on laisse talheure, rough, respir, breuvage. C’est au petit bonheur la chance. On récrit à gogo comme un mauvais prof qui corrige le brouillon d’un élève. On a remplacé un trois et demi par un trois pièces et demie dans un contexte pourtant limpide (quatrième page), et en beau calvaire par en calvaire. Pire encore, l’éditeur a réintroduit la séparation abrupte entre les niveaux de langue, laissant crisse quand les personnages parlent et corrigeant par Christ ailleurs, ce qui va directement contre le style de Lambert qui dans l’édition originale raconte son récit d’un souffle. Tu le sais en crisse a même cédé la place à tu le sais tout de suite. La défense des éditeurs évoquant le sort commercial du livre fait sourire quand on se rappelle qu’il s’agit d’un roman déchainé contre le pouvoir de l’argent. C’est vrai que « le commerce est une bête féroce », dit le narrateur.

Impossible de prendre au sérieux l’explication de l’éditeur français, qui prévoit de « mithridatiser la France, en lui injectant à chaque nouveau Querelle une dose infinitésimale supplémentaire de québécois… jusqu’à ce qu’elle parle québécois sans le savoir ! ». Au 26e siècle peut-être ? Le Québec doit avoir une grosse poignée dans le dos. S’il était envisageable de familiariser la France avec le québécois, les barrières seraient tombées depuis longtemps. Le problème touche la nature même de la Francophonie, si une telle chose existe. Sauf erreur, un bon roman néo-zélandais trouvera des lecteurs dans tous les pays anglo-saxons, sans devoir être localisé, comme on le fait avec la pub. Faulkner est-il adapté d’un pays anglo-saxon à l’autre ? On dirait qu’il y a d’un côté un mot pour désigner une chose qui n’existe pas, et de l’autre aucun mot pour désigner cette chose très vivante : l’Anglophonie.

On note aussi que sur la page qu’il consacre à Querelle, Le Nouvel Attila ne fait aucune mention du Québec. Le lac Saint-Jean, précise-t-on, est situé « dans le nord canadien ». C’est une précision fort approximative, parce qu’on n’a pas vraiment l’impression en passant à Roberval d’être proche de l’Arctique, et même Salluit est encore loin. C’est vrai que Nicolas Sarkozy a déjà expliqué aux Français que le Québec n’était qu’une « région » parmi d’autres. Pourtant, de son propre aveu, l’éveil politique de Lambert remonte au printemps érable. Qui a eu lieu quelque part dans le sud canadien. L’éditeur devrait se mettre un sac en papier sur la tête.

Lambert Querelle Attila

6 réflexions au sujet de “De Querelle en Querelle”

  1. Merci Jacques pour cette critique, qui comme toujours se veut positive et ne se contente pas d’un j’aime/j’ aime pas.. Je ne pense pas lire ce livre,je deviens fragile en vieillissant et je risque d’être perturbée par certains passages il me semble. La langue tel que rapportée dans certains extraits est par contre fort intéressante.

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  2. Oui, Nicole, c’est certain que ce roman peut être déstabilisant, si on peut dire, par endroits, surtout dans les passages où apparaissent le trio d’adolescents absolument infernaux.

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  3. Encore une fois, du beau travail. Qui va en profondeur. Votre lecteur sent (sait) que votre propos répond « objectivement » à l’objet commenté. Autrement dit, votre lecteur vous fait confiance. L’analyse relative au rapport linguistique France/Québec est fort intéressante. Tout à fait pertinente. Je me dis ceci : il ne faudrait accepter de vendre ici que des œuvres françaises traduites en québécois. Les éditeurs français comprendraient peut-être! Ce serait une condition. Guignol’s band de Céline m’amuserait dans une « translation » québécoise : ce serait sans intérêt. Je dis « translation », un terme qu’emploie qui récrit en français moderne les œuvres littéraires françaises du passé, mettons de la Renaissance. En terminant, on aura compris que je m’oppose tout à fait à ce qu’on traduise les ouvrages d’ici.

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  4. Merci infiniment Daniel. On imagine qu’il a dû y avoir des discussions en coulisses, inconnues de nous, sur les changements qui ont été faits au fil des pages, avec des arguments et tout. Le rapport Québec/France est un dossier poussiéreux, mais quand un vent passe c’est la tempête à tout coup – en tout cas de notre côté de l’Atlantique – et on est chaque fois devant le même sempiternel problème qui n’a pas évolué d’un millimètre. Je rêve du jour où les meilleures œuvres québécoises pourront prendre leur envol dans le monde, vers les autres langues et les autres pays, directement, sans passer par un intermédiaire.

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