Critique

Un poème au milieu du bruit, d’Antoine Boisclair

Ce recueil qui se présente comme une simple collection d’essais pourrait presque servir d’introduction à la poésie. L’auteur a beau se limiter à une poignée de contemporains, il dégage de leurs poèmes des thèmes soit rattachés depuis toujours au cœur même de la poésie (le temps, la mort, la nostalgie), soit proches des grandes préoccupations… Lire la suite Un poème au milieu du bruit, d’Antoine Boisclair

Critique

La grande Marie ou le luxe de sainteté, de Carl Bergeron

Carl Bergeron est à peine visible dans la vie littéraire. Quelques inconditionnels avaient encensé Voir le monde avec un chapeau, qui avait autrement donné lieu à d’étranges critiques, dont l’une saugrenue dans la revue Liberté lui tricotait un bonnet d’âne avant de lui taper dessus à grands coups de Gramsci. Avec son « Épreuve » que doivent… Lire la suite La grande Marie ou le luxe de sainteté, de Carl Bergeron

Critique

Les villes de papier, de Dominique Fortier

J’ai longé plusieurs fois le présentoir très fourni de la librairie où je m’étais arrêté, à Rimouski, avant de repérer ce livre si discret dans l’édition Alto. Objet de curiosité qu’on aurait dit qu’on pouvait déplier comme un origami, pour en faire surgir des villes, peut-être des poèmes cachés comme dans une cocotte de papier.… Lire la suite Les villes de papier, de Dominique Fortier

Critique

Trois essais québécois

La poésie est omniprésente de diverses manières dans ces trois livres : par le survol d’œuvres contemporaines chez Antoine Boisclair, le récit d’une vie entièrement dédiée à la poésie dans Les villes de papier de Dominique Fortier, celle d’Emily Dickinson, et l’apologie d’une mystique littéraire chez Carl Bergeron. * Antoine Boisclair, Un poème au milieu… Lire la suite Trois essais québécois

Notes de lecture

Note sur la traduction de L’iris sauvage, de Louise Glück

En lisant L’iris sauvage de Louise Glück, on remarque vite que les mots qui se rapportent au je qui est présent dans presque tous les poèmes sont accordés parfois au féminin, parfois au masculin. C’est que l’identité de la voix qui s’exprime à la première personne varie au fil des pages. Dans les extraits suivants :… Lire la suite Note sur la traduction de L’iris sauvage, de Louise Glück

Critique

Fin de combat, de Karl Ove Knausgaard

Fin de combat est le sixième et dernier tome du long roman de Knausgaard, Mon combat. Les quatre mille cinq cents pages (en français) de l’œuvre ont été écrites à un train d’enfer, de l’hiver 2008 à l’automne 2011. Quarante ans de la vie de l’auteur y passent dans le désordre. Malgré l’étiquette d’écriture automatique… Lire la suite Fin de combat, de Karl Ove Knausgaard

Critique

Peinture (2) : Edvard Munch

Deuxième chronique sur un essai d'écrivain consacré à la peinture. Cette fois, le livre de Knausgaard sur Edvard Munch. 2. Karl Ove Knausgaard, So Much Longing in So Little Space Knausgaard commence son examen des tableaux de Munch (1863-1944) par le très beau Champ de choux, peint en 1915. Ce genre de paysage pur, sans… Lire la suite Peinture (2) : Edvard Munch

Critique

Sándor Márai entre Krúdy et Kertész

Envoûté par Dernier jour à Budapest, le roman de Sándor Márai, je suis allé me promener dans ses œuvres, difficiles à faire traverser l’Atlantique à cause de la pandémie, mais heureusement disponibles dans des librairies de Montréal. Puis sautant entre les générations d’écrivains hongrois, j’ai reculé jusqu’à Gyula Krúdy (1878-1933) que Márai décrivait dans son… Lire la suite Sándor Márai entre Krúdy et Kertész

Calepin

Fonds-Saint-Denis, Martinique

Février 2020 À la sortie de l’aéroport, il n’y a pas beaucoup d’exotisme, à part les palmiers. Les premières Martiniquaises que l’on croise sont grandes, maquillées, pressées, style professionnelles, et plutôt pâles. Elles font très métropole. Elles ne vivent pas dans le même monde que les dames vêtues de madras qui nous prépareront quelques jours… Lire la suite Fonds-Saint-Denis, Martinique

Critique

Peinture (1) : Ozias Leduc et Paul-Émile Borduas

Lecture de deux écrivains fascinés par des peintres de leur propre culture : Étienne Beaulieu sur Ozias Leduc et Paul-Émile Borduas, et Karl Ove Knausgaard sur Edvard Munch. Ce premier article sur Beaulieu, le prochain sur Knausgaard. 1. Étienne Beaulieu, La pomme et l’étoile À la suite de déboires amoureux et professionnels, Étienne Beaulieu entreprend… Lire la suite Peinture (1) : Ozias Leduc et Paul-Émile Borduas

Calepin

Visiter Israël et croiser Grossman, Flaubert, Shalev et Mohammed

Jérusalem, mai 2018 Le mur des Lamentations nous est familier depuis longtemps, mais quand sa masse de pierres surgit devant nos yeux au bout d’un dédale de ruelles, on est saisi par le bourdonnement des prières qui montent tout le long de la paroi – au lieu de tomber comme celles que déversent les haut-parleurs… Lire la suite Visiter Israël et croiser Grossman, Flaubert, Shalev et Mohammed