Notes de lecture

Glanures de Ferron

Jacques Ferron dans sa correspondance avec André Major :

« Les Néo-Canadiens sont hostiles aux Canadiens français. Ils ont perdu leur langue ; ils ne nous pardonnent pas de conserver la nôtre. »

« Nous commençons tous par la poésie et comment finissons-nous ? Nous avons mal fini. Au moins jusqu’à ce jour. Nous nous sommes passé l’échec d’une génération à l’autre. »

« Je ne trouve en Faulkner aucune trace de soumission. C’est un écrivain absolument souverain. Le réactionnaire se reconnaît à sa soumission et à sa mauvaise littérature. »

*

Dans Cotnoir :

« Le cercueil était lourd. Le mort ne s’aidait guère. »

*

Dans Le ciel de Québec :

« Qu’est-ce qu’un traducteur au Sénat peut penser ? On n’en sait rien : il se garde de le dire, encore plus de l’écrire. J’ai l’impression qu’il finit par ne plus penser du tout. »

*

En faisant le ménage dans ma bibliothèque, je me rends compte qu’il est l’écrivain québécois dont je possède le plus de livres. Environ vingt-cinq. Je n’ai pas tout aimé : j’ai trouvé irritant le ton de plusieurs des Historiettes, ennuyeux et longuet Le ciel de Québec, dont la renommée me dépasse, sauf pour quelques scènes faramineuses où on voit passer ses têtes de turc préférées, comme le critique Gilles Marcotte et Saint-Denys Garneau. Mais le reste m’a enchanté, dont des romans dont on parle moins, comme Cotnoir, qui a quelque chose de noir, cérébral et enjoué en même temps, presque sollersien, et toujours les Contes du pays incertain, surtout « Le pont ».

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